Game Earth : aider le sport professionnel à être plus responsable

Le sport est l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde. Pour y remédier, le projet « Game Earth » souhaite aider les acteurs du sport professionnel à calculer et compenser. Mais aussi à enclencher une culture de la réduction de leurs émissions. 


« Game Earth est le mariage de mes deux passions : le sport et l’écologie », à l'origine de l’idéeBenjamin Adler, co-fondateur de l’agence de communication Détroit. En plus de vivre dans une maison 100 % autonome et zéro déchet, d’être un militant écologiste associatif en Dordogne, le milieu du sport n’a pas de secret pour lui. « Fan, journaliste-correspondant et agent de joueur », il en connaît tous les angles. Avec Détroit, il a eu l’idée d’un projet qui vise à trouver « comment le sport et les acteurs du sport professionnel peuvent s'unir pour contrer les dérèglements climatiques ». Soutenue par une équipe de sept personnes, Détroit a créé « un outil communautaireaussi inédit, de calcul et de compensation des émissions de gaz à effet de serre ». Benjamin Adler souhaite créer un écosystème pour encourager tous les acteurs du sport professionnel (joueurs, fédérations, clubs, ligues, championnats, entreprises, marques, associations) à contribuer à faire du sport un secteur plus responsable. Avec l’ouverture récente du site Internet et le début de la campagne de communication, cette semaine signe le début de l’aventure. 


Avec son application – qui devrait être disponible fin 2021 -« Game Earth » voudrait vulgariser la dépollution. Ainsi, le membre sera à même de savoir exactement où il doit s’améliorer pour moins émettre de GES.

Un outil pour mesurer et compenser son empreinte carbone 

Détroit avec son partenaire Genba « a développé une méthodologie très détaillée et minutieuse qui permet aujourd’hui de calculer dans le détail l’empreinte directe et indirecte de nos cibles. » À partir de ce calcul, le programme va fixer la somme compensatoire à verser sur la base de 100 € la tonne de gaz à effet de serre. 

La somme ainsi payée et allégée des frais de fonctionnement sera utilisée pour différentes missions. D’une part, elle sera distribuée à six associations partenaires (dont deux sont en Amérique du nord et du sud) dont la mission est de « réparer l’air, la terre et la mer ». Une autre partie sera mobilisée pour financer des études scientifiques exclusives B2B et du contenu de plaidoyer et de sensibilisation B2B et B2C. La dernière partie du montant de la compensation servira à prendre des capitaux dans « les entreprises qui soutiennent des projets durables et environnementaux » sélectionnées par un comité d’experts. Pour illustrer la méthodologie du projet, Benjamin Adler prend l’exemple d’un joueur en NBA : « D’après le calcul du montant compensatoire, il devra payer - s’il souhaite compenser son empreinte globale (directe et indirecte - 80 000 On garde 12 000 € pour les frais de fonctionnement et de communication. 34 000  servent à financer les associations, le lobbying et les études. Le reste sert dans la prise de participation des entreprises à impact environnemental. » 

Au-delà de la compensation, la sensibilisation 

S’attaquer aux émissions du sport professionnel est venu naturellement pour Benjamin Adler. Il explique qu’à ce jour, « il n’existe aucun outil global qui permette à la fois de calculer, payer la compensation, constater l’impact du montant de la compensationréparer et sensibiliser pour réduire (les émissions de GES, ndlr) derrière ». Les initiatives restent aujourd’hui individuelles et ne concernent pas les infrastructures de moins de 150 collaborateurs. Avant lopportunité business, l’ambition de « Game Earth » est donc d’abord environnementale et sociétale. « Ce qu’on veutc’est que les montants compensatoires diminuent d’année en année ». Il ne veut « surtout pas alimenter le droit à polluer », d’où l’importance de fixer une compensation élevée à 100 € la tonne (contre les 20 € fixés par le marché). Ces compensations serviront donc aussi à sensibiliser les acteurs professionnels du sport. Des participations à des plaidoyers, lobbying et la création de livres blancs proposants des solutions pour que le sport de haut niveau réduise ses émissions de carbone sont envisagées dans le cadre du projet. Une triple mission dont le fonds de dotation de « Game Earth », aura la charge. Le projet doit doncdonc plutôt servir à « enclencher une vraie culture de réduction » grâce à sa capacité à mettre en relation les pollueurs et des cabinets partenaires experts en stratégie bas carbone. 



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