J'ai vécu l'expérience de la bulle sanitaire

Soad, 21 ans, étudiante en deuxième année à eu l’opportunité de réaliser son stage en tant que Team attachée à l’équipe de France de handball pendant la coupe du monde qui se tenait en Égypte du 13 au 31 janvier.

Après 10 jours au siège de la fédération égyptienne pour y recevoir toutes les formations et les informations dont elle avait besoin elle se rend dans un hôtel qui sera transformé en bulle sanitaire pour les 3 semaines de championnat. Là, c’est l’expérience sportive et humaine poussée à son paroxysme : plusieurs équipes dans la même structure, des tests toutes les 48h et un seul trajet autorisé : de l’hôtel au stade, en bus, escorté par la police, « une expérience impressionnante » nous confie-t-elle.


La mission de Soad étais de jouer le rôle de l’intendante de l’équipe. Elle était chargée d’organiser, sous les ordres de la chargée des teams attachés de tous les déplacements des joueurs et du staff, planifier les entraînements et aussi les quelques sorties autorisées, qui étaient tout de même sous bonne garde…

La mission est particulièrement éprouvante ; peu de sommeil, très peu de temps libre et un dévouement sans faille à l’équipe de France composée de grands joueurs tels que Luc Abalo ou Michaël Guigou, double champion olympique. « Une telle promiscuité avec les joueurs fait ressentir les mêmes émotions qu’eux» » nous dit-elle. Les premiers matchs ? « C’était la fête, on gagnait, tout allait bien. Cela a été plus difficile quand les bleus ont commencé à perdre et à voir la finale s’éloigner… Dans le bus au retour du match contre la Suède ( score 26-32) l’ambiance était lourde, on avait l’impression que quelqu’un était mort » dit-elle.

Mais une coupe du monde dans un pays aussi lointain et captivant que l’Egypte a son lot de bonheurs. « On a privatisé en quelque sorte les pyramides » dit Soad en riant. En effet pendant quelques heures tous les bleus et les membres du staff ont pu se détendre et visiter l’une des 7 merveilles du monde : les pyramides de Gizeh.

Pour conclure : Soad nous confie qu’elle a vécu l’expérience la plus humaine de sa vie. « Pour vous dire, à la fin de la coupe, l’entraîneur m’a prise dans ses bras »

Elle est également très fière d’avoir « été la seule femme des team attachés » et nous espérons que son vécu servira d’exemple et d’inspiration aux futures aspirantes.

Article rédigé par Thomas B.


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