Quand la communication devient le lieu de rencontre de ses passions

Spécialiste de la « fan expérience » et passionné de Formule 1 et, depuis peu, de voile, Jérémie Sibert insiste sur l’importance de « suivre son instinct ». Portrait d’un intervenant de PARIS SCHOOL OF SPORTS qui s’appuie d’abord sur ses rencontres pour construire son parcours professionnel.


« La vie est faite de rencontres. C’est une histoire de “feeling”. » 
Avec cette phrase, Jérémie Sibert résume la philosophie qui l’a mené à devenir social media manager pour Corum l’Epargne. 

Un parcours qui s’appuie sur des rencontres inédites 

Jérémie Sibert découvre le monde des partenariats chez BNP Paribas en tant que chef de projet digital et ainsi débute son amour pour la voile, une passion pour laquelle il travaillera plus tard. « J’avais le mal de mer et je n’avais jamais fait de voile », avoue-t-il, mais la banque française l’enverra à bord d’un 30 m dans le but d’une collaboration avec des amateurs de régate qu’il continue à fréquenter aujourd’hui lorsqu’il retourne voguer dans les caraïbes. « Je suis juste arrivé au bon moment. Raconte-t-il. La vie est vraiment une histoire de rencontres» 

En 2015, lorsque BNP Paribas a fusionné ses entités de Guyane et des Antilles, Jérémie fait ses valises et s’envole pour la capitale où il entreprend un MBA en digital marketing & business. Pour valider son diplôme, le presque-trentenaire s’entoure de deux parrains pour préparer sa thèse « Fan Expérience, le digital au service des émotions dans le Sport », dont l’un d’entre eux est dénicheur de talents dans le milieu du sport business. Quelques années plus tard, il lui offrira l’opportunité de devenir social media manager pour Corum l’Epargne, où il travaille depuis le mois d’Août. 

Vendée Globe : un partenariat de sportifs mis en péril par la pandémie 

Pour la première fois et avec l’objectif de se faire connaître, la société de conseil d’épargne immobilière noue un partenariat avec un navigateur pour participer à la neuvième édition du Vendée Globe. Jérémie, s’occupe de la stratégie globale social media à déployer pendant toute la durée de la course (un tour du monde d’environ 70 jours) et le navigateur participant, Nicolas Troussel, est chargé de faire un « reportage journalier » de cette aventure extraordinaire. 

Nicolas Troussel à gauche et Frédéric Puzin, Président de Corum l’Epargne à droite. ©Corum l’Epargne

Coup de grâce du reconfinement proclamé le 30 octobre, Jérémie et les équipes avec lesquelles il travaille doivent tout prévoir en digital pour un départ de régate prévu 9 jours plus tard. Seul un bateau est autorisé à accompagner le 60 pieds de Corum l’Epargne sur le début de la course imposant alors à Jérémie de former, à la dernière minute, les équipes qui ont pu accéder au zodiac de l’organisation à la photo. L’adaptabilité est donc le mot d’ordre dans ce genre de situation. 

Les nouvelles activations prévues sont donc de l’ordre de la création d’une série originale de six épisodes sur YouTube retraçant la vie à bord en tant que navigateur seul, création d’une « social room » le jour du départ pour vivre cette première journée en mer, de posts en direct sur les réseaux sociaux, un live Instagram tous les jeudis pour répondre aux questions des internautes et un article global mis en ligne tous les vendredis pour faire un récapitulatif de la semaine. 

 L'Imoca 60 pieds CORUM L'Epargne. ©Corum l’Epargne

Outre le partenariat avec le navigateur, la marque en a noué un autre avec des professionnels de l’e-sport : dix joueurs en ligne professionnels sur Virtual Regatta, une plateforme d’e-sport de voile, doivent parler de la course sur leurs comptes respectifs (YouTube et Instagram) et prendre la parole, accompagnés de la sailing team (l’équipe qui a construit le voilier participant au Vendée Globe). Ce partenariat s’appuie sur l’academy MCES

Intervenant mais avant tout accompagnateur et conseiller 

« C’est moi qui aie contacté PARIS SCHOOL OF SPORTS pour devenir intervenant, pas eux ». Ayant déjà participé au hackathon Human2Sport, Jérémie avait pour désir d’accompagner des étudiants à y participer à leur tour. « Ils devaient le faire pour acquérir l’ouverture d’esprit nécessaire à nos métiers », justifie-t-il. Il enseigne la « Fan expérience » aux quatrièmes et cinquièmes années de l’école de management et d’événementiel du sport de MediaSchool, un concept qui consiste à proposer des activations pour améliorer le quotidien du fan, en dehors des lieux de pratique. 

Concernant le marché de l’emploi, Jérémie Sibert est positif
Approché en mars et recruté en août 2020, il est l’exemple même qu’il est tout-à-fait possible de trouver du travail pendant le confinement, à condition de chercher dans la bonne branche. « Dans le digital et notamment dans l’e-sport et les réseaux sociaux, il y aura toujours des opportunités, affirme-t-il. Les utilisateurs ont développé de nouveaux comportements et le digital est entré dans leur quotidien. » 

Pour ce genre de métiers, la principale qualité à avoir est la curiosité. Jérémie Sibert est en veille constante sur les sujets du digital et conseille d’être très présent sur Twitter et Linkedin pour suivre les tendances. Il constate aussi qu’il est important de « se cultiver une singularité pour faire le métier de ses rêves. » 

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