Roland-Garros, du concret pour les étudiants de Paris School of Sports

En avril 2020, les étudiants de 4ème année de Paris School of Sports se sont penchés pendant trois jours et demi sur l’organisation de l’édition 2020 de Roland-Garros dans le cadre de l’intensive « Organisation des grands événements ».  Accompagnés par des professionnels du secteur, les étudiants ont su viser juste en imaginant, avant même la Fédération Française de Tennisce que sera cette édition. Adversaire de taille, la crise sanitaire n’aura pourtant pas gagné ce tournoi-là. Jeu, set et match.

Dès sa première année d’ouverture, Paris School of Sports plonge ses étudiants dans le concret en leur proposant une étude de cas de fin d’année sur l’édition 2020 de Roland-Garros. La finale organisée pendant le confinement a été présentée via Teams aux trois coachs qui ont suivi les étudiants tout au long du projet. 

Un sujet ancré dans l’actualité 

« Deux semaines avant le début de l’intensive je ne savais pas sur quel point organisationnel de l’événement allait porter l’étude de cas », confie la directrice pédagogique Emilie Bonnaud. Quelques jours avant son début, et en raison du coronavirus, la Fédération Française de Tennis (FFT) a annoncé le report du tournoi à septembre, de quoi donner une bonne idée à Emilie. Ainsi, l’exercice de trois jours et demi portera sur la gestion des risques dans l’organisation d’un grand événement. Il sera encadré par trois coachs free-lances qui travaillent dans l’organisation de Roland-Garros. « Nous cherchons à préparer nos étudiants à la réalité des métiers du sport en leur proposant des modules enseignés par des professionnels », explique Emilie. Serge Tapia (en charge des partenariats sur divers événements), Thierry Marchand (spécialiste gestionnaire des risques et chef de la sécurité de Roland-Garros depuis 10 ans) et Adrien Colson-Blanche (consultant pour l’hospitalité de Roland-Garros) se sont donc rendus entièrement disponibles pour accompagner et coacher, par visioconférence, les étudiants dans l’élaboration de leur recommandation.  « Ce sujet très concret et opérationnel, raconte fièrement Serge, permet de préparer aux mieux les étudiants à ce qui leur sera demandé dans leurs métiers futurs ». Pour apporter une dimension complémentaire, trois experts ont partagé leur expérience professionnelle aux étudiants : Claude Henri Duriez, responsable sponsoring chez Orange, Lucile Tapia, project manager officer chez Orange et Jérémie Pertuisel, responsable commercial de la FFT. L'intensive, plus qu'un projet d'école : la FFT a annoncé avoir retenu le même dispositif que celui proposé par l’une des équipes pour garantir à un maximum de personnes l’accès au tournoi, tout en assurant la sécurité sanitaire de tous. 

Six étudiants, une idée 

Côté organisation, les étudiants se sont « e-rassemblés » en agence de six personnes pour imaginer le scénario de A à Z. Une équipe parmi les six s’est distinguée grâce à l’originalité et à la plausibilité de sa proposition, celle de Najib Youssouf ; Lyse Bouvier ; Wissam Moustarih ; Rémi Pierre ; Kelly Texier et Romain Meyniel. « Grâce aux intervenants et coachs on s’est facilement projetés sur le report de Roland-Garros et les idées nous sont facilement parvenues », souligne Najib. A chacun sa motivation, tout ce qui compte pour eux c’est de prendre du plaisir à faire l’exercice. Passionné du tournoi, Najib connaissait son sujet sur le bout des doigts après avoir travaillé deux années d’affilées en tant que chef d’équipe des contrôles d’accès. Kelly a d’ailleurs elle aussi travaillé à Roland-Garros. Leur idée, « Le tennis reprend son court », consiste à n’accueillir qu’un tiers du public sans pour autant réduire l’ambiance. Pour ce faire, l’équipe a décidé de diviser le stade en trois zones étanches (aucun passage entre elles) mais suite à de nouvelles restrictions, la FFT vient d’annoncer que seuls 5000 spectateurs seront autorisés sur le court Philippe-Chatrier donc les matchs se déroulant sur les deux autres courts (Suzanne Lenglen et Simone Mathieu) se feront à huis-clos.

De gauche à droite : Lyse Bouvier, Najib Youssouf, Wissam Moustarih, Kelly Texier et Romain Meyniel. Pas de photo disponible pour Rémi Pierre.

Bilan d’une directrice pédagogique conquise 

Emilie Bonnaud estime qu’en présentant leurs recommandations, les étudiants ont prouvé être prêts pour le marché du travail. « Nous sommes très fiers de ce que nos étudiants ont proposé. Ils ont montré qu’ils avaient des valeurs et une réelle envie de travailler. On ne le dit pas assez mais c'est une promotion extra ! » Elle félicite également l’accompagnement des coachs qui ont su révéler le talent de chacun. L’étude de cas a donc été un succès, démontrant que les étudiants de Paris School of Sports s’inscrivent complètement dans la réalité du marché professionnel

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